Une histoire sans fin

14 septembre 2006

une histoire policière

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15 septembre 2006

Un jeune homme admirable

Tout a commencé étrangement : un matin, un adolescent est entré au commissariat. Il a demandé à voir la commissaire Albertine Mollet. Le planton, une jeune femme boulotte boudinée dans son uniforme trop serré, lui a demandé «A quel sujet?». L’adolescent — profil florentin, cheveux mi longs très noirs coupés comme ceux d’un page de la renaissance, tenue décontractée mais plutôt branchée de pratiquant des planches à roulettes (la jeune planton l’a trouvé beau comme un dieu de l’antiquité. Il lui rappelait même un portrait d’elle ne savait plus quel peintre qu’elle avait vu à Florence) — l’adolescent,, comme si le fait d’être dans un commissariat ne lui posait aucun problème, a répondu avec assurance: «C’est personnel.» «Je suis désolée, mais la commissaire n’est pas là…» «Savez-vous quand elle reviendra?» «Non, aucune idée…» L’adolescent a hésité: «Je peux vous faire confiance?» La jeune planton a hésité entre le sourire et l’indignation. La beauté du jeune homme lui a fait opter pour l’indulgence: «Bien sûr, pourquoi?» «Je dois lui remettre une lettre en main propre; il ne faut pas que qui que ce soit l’ouvre avant elle…» Il a sorti de son blouson une enveloppe portant une en-tête d’hôtel, l’a tendue vers le planton. Elle a tendu la main mais il ne lâchait pas l’enveloppe: «C’est très très important…» «J’ai compris, tu peux me faire confiance» Il l’a regardée quelques secondes dans les yeux: son regard était d’un noir intense. Elle en fut troublée: «Si tu ne me crois pas, va-t-en !» "Ok, je vous crois». Il a donné l’enveloppe. Il est parti aussitôt. La jeune flic regarda machinalement l’enveloppe : papier assez luxueux, son en-tête était «Four seasons hotel Cyprus» Elle la posa sur sa banque de travail en attendant la commissaire.

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16 septembre 2006

La commissaire n'est pas supportable

La commissaire Albertine Mollet était une petite bonne femme sèche, visage en lame de couteau, nez très fin à l’arête longue séparant ses deux yeux à la façon d’un bec d’aigle et lui donnant un regard vif et profond. Elle portait la tête haute comme si elle était toujours à la parade. Cheveux mi-courts mal entretenus, raides, mal coupés qui trahissaient une grande indifférence à l’apparence physique. Son caractère était à l’avenant: vive, presque agitée, autoritaire, détestant perdre son temps en futilités inutiles, elle n’avait aucun complexe vis à vis des hommes qu’elle prenait tous plus ou moins pour de grands enfants. Elle ne ménageait pas ses subordonnés, exigeant toujours d’eux qu’ils soient à la limite de ce qu’ils étaient capable de faire. Autant dire que si certains —ceux pour qui le métier de policier était une vraie vocation— la respectaient et considéraient que ce n’était pas par hasard qu’elle occupait son poste, la plupart avaient du mal à la supporter: elle ne les laissait pas s’endormir dans le confort douillet d’une routine quotidienne. Ceux-là attendaient avec impatience qu’elle puisse être nommé ailleurs.

Pourtant elle était mariée. Elle avait rencontré un jour l’homme qu’il lui fallait: un doux philosophe tranquille qui n’était jamais vraiment sorti de l’adolescence et ne vivait que dans le monde des idées. Son sens du concret était des plus sommaires et s’il n’avait pas eu d’abord sa mère, puis sa femme, pour le prendre en main, il aurait été incapable de survivre dans le monde tel qu’il est. Il pensait, réfléchissait, écrivait des articles profonds qui n’intéressaient personne mais qui lui prenaient beaucoup de temps et qu’il parvenait parfois à publier dans des revues que personne ne lisait et qui, bien sûr, ne le rémunéraient pas. Il n’avait, comme ressource, que les leçons particulières qu’il donnait, ici et là, à quelques bourgeois adolescents qui ne comprenaient rien à ses explications et n’en demandaient pas tant. Chacun y trouvait son compte: les parents, moyennant une somme modique, avaient la conscience tranquille du devoir accompli pour leur progéniture; la progéniture insoucieuse d’un avenir qu’elle savait assuré, faisaient plaisir à ses parents et laissaient le «professeur» rédiger leurs devoirs à leur place. Bref, tout baignait. Albertine aimait son mari Rango qui se laissait suffisamment aimer pour lui avoir fait deux enfants: Kevin, âgé maintenant de quatre ans, et Karcher qui n’en avait pas encore tout à fait deux.

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17 septembre 2006

Un premier cadavre

Albertine Mollet aussi a une famille: deux frères, un de vingt trois ans, l’autre de dix-huit, une sœur de vingt-cinq, un père et une mère. A tous points de vue, c’était une femme socialement intégrée, appartenant à la petite bourgeoisie de province pour qui la loi, l’ordre et la famille étaient des principes intangibles. Du coup, ce n’était pas une femme très drôle. A elle seule elle incarnait la loi, le sens de l’ordre et le devoir de justice. On ne plaisante pas avec ces choses-là.

Le jour où l’adolescent avait déposé une enveloppe auprès de la petite boulotte qui tenait la permanence à l’accueil du commissariat, Albertine Mollet avait été appelée en mission dans une commune voisine de Fontainebleau qui relevait de sa compétence: Moret-sur-Loing. Petite bourgade tranquille autrefois ville forte, belle endormie sur ses vieux restes, essentiellement peuplée de cadres moyens cherchant, à proximité de Paris, la tranquillité de la campagne. Trois gamins, auxquels elle se promettait de demander plus tard ce qu’ils pouvaient bien avoir affaire en un tel lieu, avaient découvert un cadavre dans une vieille maison abandonnée située sous le viaduc de chemin de fer qui traversait le Loing en bordure de la ville. La mort devait remonter à trois ou quatre jours (les experts le confirmeraient ou non…); le mort —c’était un homme— devait avoir dans les quarante ou cinquante ans et semblait connu par la police municipale comme Nestor, un SDF tranquille qui avait choisi ce lieu pour y passer l’hiver à l’abri du froid et de la pluie. Il ne semblait pas y avoir eu de violence, vraisemblablement l’homme était mort dans son sommeil asphyxié par le chauffage de fortune qu’il avait bricolé avec une bonbonne de gaz et une vieille cuisinière récupérée dans quelque déchetterie locale. La pièce où il avait été trouvé, une des rares à peu près étanche de l’ancienne villa avait été calfeutrée avec des matériaux de fortune de façon à ne pas laisser entrer le froid.

Petite affaire donc mais Albertine Mollet n’en avait pas beaucoup d’autres à se mettre sous la dent et puis, de toutes façons, un cadavre c’est un cadavre. Elle avait donc pris l’enquête très au sérieux même si elle n’avait découvert rien de vraiment suspect. Restaient les gosses. Elle se promit de les inquiéter un peu.

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18 septembre 2006

Aventures d'une lettre anonyme

Albertine termina très tard son enquête dans le squat de Moret-sur-Loing. Elle ne repassa donc pas au commissariat. Le lendemain la jeune planton qui avait reçu la lettre de l’adolescent était à la veille d’une période de vacances. Or, distraite parce qu’elle avait en ce moment des problèmes avec un fiancé qui semblait se lasser de sa compagnie, la tête toujours ailleurs, elle avait oublié de transmettre la consigne à celui qui devait être le planton du lendemain et de lui indiquer où était l’enveloppe à en-tête de l’hôtel Cyprus. Rien de bien grave dans tout cela si ce n’est que de grands événements dépendant souvent d’une succession de faits infimes qui passent inaperçus. Lorsque, huit jours plus tard, après avoir essayé de séduire à nouveau — avec un succès mitigé il faut bien le dire— son plombier de fiancé en allant avec lui —c’était une période de creux pour le tourisme et elle avait, sur Lastminute.com, trouvé un séjour en promotion— s’ennuyer —ils ne pouvaient pas s’offrir ce qui en fait le charme— dans les rues de Marrakech, c’est la commissaire Albertine Mollet qui avec mari et enfants s’était tirée dans un camp de vacances du Jura pour se ressourcer en s’épuisant dans du ski de fond, discipline sportive qu’elle ignorait jusque-là.

Bref, de coïncidence en coïncidence, l’enveloppe de l’adolescent aurait pu subir le sort de ces lettres dont la presse nous entretient de loin en loin: disparaître pendant quelques dizaines d’années pour, lors de leur réapparition apparaître non plus pour ce qu’elles étaient mais comme des documents d’intérêt historique.

Par un autre hasard, il n’en fut rien. Vingt jours après le dépôt de l’enveloppe, un autre flic, à son tour planton, obsédé par l’ordre, se mit à ranger les tiroirs du bureau et trouva l’enveloppe. Il demanda alors à ses collègues si certains d’entre eux savaient ce qu’elle faisait là. La jeune planton —appelons-la Evelyne pour simplifier— revenait juste d’acheter des sandwiches pour le sommaire repas de midi des fonctionnaires présents dans le commissariat, se souvint alors que c’était à elle que cette enveloppe avait été remise. Ce qu’elle dit: «Ouais, je sais ce que c’est… Donne-la!» Le planton du jour —prénommé Imad— la lui remit.

Evelyne était bien embêtée: elle ne pouvait pas la remettre à la commissaire sans avouer sa faute. Elle ne pouvait pas la jeter sans commettre une faute plus grave encore.

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19 septembre 2006

Ouvrir ou ne pas ouvrir une lettre anonyme

Le dilemme d’Evelyne était redoutable. Mais Évelyne ne manquait pas d’astuces: elle examina attentivement l’enveloppe, remarqua que mise à part la publicité pour l’hôtel Cyprus elle ne portait pas de signe distinctif identifiable —date, nom, marque quelconque… Elle devait bien sûr porter des empreintes digitales: celles de l’adolescent car, impressionnée par sa beauté elle gardait une image très nette de sa présence et se souvenait qu’il n’avait pas de gants; les siennes puisqu’elle l’avait maniée sans beaucoup de précautions; peut-être celles de la femme de ménage; celle enfin, au moins, de son collègue qui l’avait extraite du tiroir… ce qui, pour une enveloppe faisait beaucoup. Elle ne constituait donc pas un objet intéressant pour une enquête quelconque et elle pouvait la manipuler sans trop de problèmes moraux (elle en était encore à l’époque de sa carrière où les cours de l’école de police influaient sur ses comportements, même si cette influence, avec le temps, tendraient à s’estomper au point de finir par totalement disparaître). Elle emporta l’enveloppe chez elle.

Le soir même, bébé couché, papa devant la télé, juste avant d’entamer sa lecture de la Disparition du Général Proust —Roman qu’elle avait acheté ce jour-là d’occasion au marché—, elle soumit la transparence de la lettre à la lumière d’une torche puissante: elle ne vit pas grand chose sinon que, apparemment, elle contenait une lettre dont elle ne parvint cependant à rien lire parce que la feuille de papier étant repliée deux fois sur elle-même, les caractères se chevauchaient. Consciente de franchir une étape dans la faute professionnelle, elle se décida à soumettre l’enveloppe au jet de vapeur de sa machine à café italienne (un cadeau de Noël de sa belle-mère qui ne supportait pas le café médiocre) pour la décoller avec soin. Elle y parvint sans trop de peine. Soucieuse de ne pas aggraver son cas et consciente par profession que la feuille interne devait être vierge de tout apport externe, elle revêtit une paire neuve de gants de cuisine en latex blanc.

L’enveloppe contenait une feuille de papier crème. Elle la sortit.

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20 septembre 2006

Une lettre de désespoir

Le texte de la feuille de papier crème qu’Evelyne sortit de l’enveloppe qu’elle aurait dû remettre à la commissaire Albertine Mollet, sa supérieure hiérarchique, était constitué —comme dans les films policiers ordinaires— de lettres découpées dans des journaux et collés. A l’odeur il lui sembla que la colle était de celle que les écoliers achètent en bâtons. Mais là —même si cela pouvait constituer des indices sérieux— n’était pas l’essentiel. Le texte disait en effet ceci: «Je m’ennuie. Trop. Alors que je pourrais vivre tranquille de mes rentes, je m’emmerde. J’ai décidé que ça ne pouvait pas durer. Pour voir ce que ça fait, pour changer, pour rien… je viens de tuer un mec. Vous trouverez son cadavre dans une maison abandonnée, près du Loing, à Moret, sous le viaduc de chemin de fer…»

Il n’y avait pas de doute possible, cette lettre parlait du cadavre découvert une vingtaine de jours avant. Elle représentait donc un fait capital dans l’enquête de la commissaire Mollet mais Evelyne avait égaré cette lettre. C’était donc une faute grave, très grave. Elle posa la lettre à côté de son lit, essaya de réfléchir. Elle ne pouvait en parler à personne, pas même à son plombier de mari qui d’ailleurs ronflait déjà à côté d’elle. Elle essaya de lire. Rien à faire. En fait elle passa une nuit blanche. Le matin elle était crevée mais elle ne savait toujours pas ce qu’elle devait faire.

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21 septembre 2006

Retour de l'adolescent

A force de réflexion, Évelyne se dit que rien ne prouvait que c’était elle qui avait oublié de remettre l’enveloppe retrouvée par Imad et destinée à la commissaire, son collègue et que, de plus, la mort par asphyxie d’un clochard retrouvé dans un immeuble abandonné n’ayant paru suspecte à personne, l’enquête était close. Il était certainement inutile de la relancer car cette lettre avait tout d’une lettre de mythomane: elle était arrivée après la découverte du corps par des enfants et rien ne prouvait que le corbeau n’avait pas lui-même découvert ce corps avant l’envoi de sa lettre-collage. En effet, depuis, rien ne s’était passé. Évelyne était sérieuse dans son travail, scrupuleuse même, mais pas au point de risquer un blâme ou, pire, d’être déplacée du commissariat de Fontainebleau où elle menait une vie tranquille, dans un autre moins cool. Conciliant son confort personnel et son respect de la conscience professionnelle, elle jeta la lettre dans la poubelle du commissariat: si elle disparaissait définitivement ou si, par le plus grand des hasards, elle était retrouvée, c’est que le destin en décidait ainsi. C’était un mardi…

Le lendemain, un mercredi donc, elle était à nouveau de planton au commissariat et continuait) lire distraitement La disparition du Général Proust lorsque l’adolescent (quatorze ou quinze ans) qui lui avait remis la première lettre entra à nouveau, sur ses roulettes, en coup de vent dans le commissariat: «Une lettre pour le commissaire, dit-il, déposant sur la banque un enveloppe où Évelyne reconnut aussitôt le sigle de l’hôtel Cyprus». Stupéfaite, elle n’eut pas la présence d’esprit de réagir qu’il avait déjà disparu. Le temps de s’extraire de son siège, de courir vers la sortie: «Attends…», le divin adolescent était déjà loin.

Que pouvait-elle faire?

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22 septembre 2006

Deuxième lettre

Si Évelyne faisait parfois preuve d’astuce dans son pragmatisme, elle ne brillait ni par l’intelligence ni par l’esprit d’initiative. Son choix d’une carrière de fonctionnaire —même si c’était dans la police— lui avait été dicté davantage par le besoin d’une situation stable que par un désir d’aventure. En cela, contrôler les ceintures de sécurité des automobilistes tranquilles sortant de leur garage ou relever les taux d’alcoolémie à la sortie des boîtes de nuit, ou planquer un radar à la sortie d’un virage au bas d’une descente —toutes tâches certes utiles quoiqu’un peu viciées mais sans grand risque— lui convenait bien mieux que poursuivre un truand ou s’impliquer dans une enquête difficile. Par dessus tout, elle appréciait faire le planton au chaud dans le commissariat. Aussi, cette histoire de lettres commençait à lui pourrir la vie car il lui fallait prendre une décision. Elle ferma son livre, but un café et pris sa décision: personne n’ayant su ce qu’était devenue la première lettre et cette ignorance ayant été sans incidences, elle allait faire comme si elle n’avait pas existé mais auparavant, elle allait prendre ses précautions: elle demanda à un de ses collègues de la remplacer quelque secondes et se réfugia dans les toilettes. Elle mit ses gants de service, ouvrit l’enveloppe qu’elle déchira en multiples petits fragments qu’elle jeta dans les toilettes et lut la seconde lettre:

«Je m’ennuie encore. Toujours trop. Malgré mon argent, je m’emmerde. Mais personne ne bouge ni ne veut jouer avec moi… aussi, j’insiste, je viens de tuer un autre mec, vous trouverez son corps dans la grotte d’Arnette, parcelle 242 de la forêt…»

Evelyne replia la lettre, la mit dans la poche de sa veste d’uniforme, tira la chasse d’eau et sortit des toilettes.

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25 septembre 2006

Les accidents de la misère

Albertine Mollet est dans son bureau. Elle a demandé qu’on ne la dérange pas. Chacun, dans le commissariat, sait qu’elle a horreur qu’on la dérange. Il paraît qu’elle a du travail. Tous en doutent, mais c’est la chef, alors… En fait elle lit tranquillement sur Internet les aventures de Ganançay, c’est une grande amatrice d’histoires politico-policières et elle partage une partie de son temps entre Ganançay et Un roman de Marc Hodges dont, à l’occasion, elle commente les pages.

Il est vrai que son travail n’est pas très passionnant: entre les réunions aux conseils communaux de son secteur —où elle doit s’engager sans cesse à réprimer les taggeurs, à réduire quelques tapages nocturnes, à essayer de chasser des parkings publics les éternels ivrognes quémandeurs —, les rondes sur son secteur où tout est tellement calme qu’elle doit s’intéresser aux voitures mal garées, aux amants qui garent leurs voitures à l’orée des bois, aux quelques filles qui tapinent ici et là au bord des routes, aux cabots agressifs et aux écoliers qui font l’école buissonnière, sa vie n’a de policière que le nom. Le seul événement un peu intéressant, la mort par asphyxie du clochard de Moret-sur-Loing, s’est révélée être un banal accident de la misère. Au moins, les aventures farfelues et imaginaires des romans qu’elle parcourt lui donnent à rêver que peut-être un jour, quelque chose se produira aussi pour elle. Elle n’est pas loin de penser que ses lectures l’y préparent.

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