30 juin 2007

Prélude

Théo est chez Évelyne: il n’est pas habitué à un décor aussi fruste. Un petit appartement: quatre pièces de dimension modeste, des meubles Ikéa — certainement Ikéa — des bibelots sans valeur: une peluche Disney sur une commode, un bouquet de fleurs en plastique devant le rideau de dentelle industrielle, une reproduction publicitaire d’une des cathédrales de Rouen de Monet. Il se sent gêné, il a l’impression d’être de passage chez une de ses bonnes ou chez la vieille femme qui lui a servi autrefois de nurse et que ses parents tiennent... [Lire la suite]
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11 juillet 2007

Jouissances

Leur hésitation n’aura pas duré très longtemps, les tergiversations vertueuses d’Évelyne n’ont pas pu résister au léger duvet blond du visage rosissant de Théo, à son odeur d’amande amère, à la goutte de sueur qui perle sur sa tempe, elle s’est approchée de lui et, dès que leurs cuisses se sont touchées, dès que Théo a osé un attouchement timide de sa main, Évelyne a craqué, elle a d’abord mis sa main droite sur la cuisse gauche de Théo, l’a regardé dans les yeux. Théo n’a pas voulu affronter ce regard, il a fermé les yeux mais s’est... [Lire la suite]
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27 août 2007

Y a-t-il une solution possible ?

Comme les membres des multiples participants d’une immense partouze, les faits, événements, incidents de la réalité se mêlent à ceux de la fiction, se pénètrent, s’amalgament, s’entrelacent, se lient, s’unissent, s’enchevêtrent de façon si intimes qu’ils en arrivent à se confondre et que celui qui leur est confronté ne sait plus très bien distinguer le domaine dans lequel il se trouve agir. Le roman a besoin de la réalité comme le jouisseur de ses partenaires et si, souvent, leur union reste inféconde il arrive également qu’elle soit... [Lire la suite]
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18 septembre 2007

Évelyne a les réponses à ses questions

Tout s’est merveilleusement passé. Éblouissement des sens, plaisirs partagés, reçus, donnés, prolongés, répétés : Évelyne est satisfaite d’elle-même et le relent de scrupule moral qui l’avait un peu effleurée s’est dissous dans les bouffées de chaleur de ses satisfactions physiques. Évelyne est heureuse. Évelyne a retrouvé le plaisir érotique, Évelyne ne se demande plus comment elle pourrait éviter Théo mais comment elle pourrait poursuivre leurs rapports dans la discrétion la plus générale. Elle sait que lui n’en parlera à personne.... [Lire la suite]
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19 septembre 2007

Théo se confie à Évelyne

C’était bizarre. Sur le site, je n’ai pas vu mes commentaires mais dès que j’ai envoyé ma photo, j’ai commencé à apparaître dans leur jeu. Mon prénom, des dessins qui me ressemblaient un peu, puis mon nom entier que je ne leur avait pas donné. Je ne sais pas comment ils l’ont eu. Puis j’ai commencé à recevoir d’autres mails, venant toujours avec une adresse mail différente — personne, pessoa, nobody… Je savais bien que tous voulaient dire personne mais c’était parfois dans des langues que je ne connaissais pas. Des fois ils me... [Lire la suite]
26 septembre 2007

Le Docteur Cottard est perplexe

Pas convaincu. Le docteur Cottard — tempérament entier, habitué à être obéi, fier de sa réussite sociale, de la notoriété de la famille, de son niveau social et économique — n’est pas convaincu par le récit de Théo. Trop rocambolesque. Qu’est-ce que c’est que cette foutue histoire d’enlèvement par un… un quoi ? un «vététéiste»? Un bonhomme qui le menace, l’enferme dans une pseudo-grotte en forêt, le séquestre deux jours puis le laisse partir. Dernier point très confus. Théo n’a pas du tout expliqué comment il s’était libéré, si... [Lire la suite]
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24 octobre 2007

Théo n'a plus rien à dire

Alors rien… Rien de plus… C’est un peu court quand même dit Évelyne, tu es sûr que tu ne me caches rien ? Que veux-tu que je te cache? Je voulais brancher la commissaire sur des trucs bidons apparemment ça n’a pas marché. Tu sais pourquoi? Non… Le grain de sable, elle n’était pas là, je pensais à autre chose, j’ai oublié de lui remettre ta première lettre. Je ne l’ai retrouvée que huit jours après, je n’ai plus osé la lui donner de peur de me faire engueuler alors je l’ai ouverte. J’ai compris qu’elle annonçait un crime: je ne pouvais... [Lire la suite]
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24 janvier 2008

Filature nocturne

Attention, il me faut faire attention. Ne rien négliger. Ne pas marcher trop vite. Théo et Cindy paraissent être seuls en ce lieu à cette heure (il fait nuit) - se demande ce que Théo peut venir faire ici — à cette heure, le file pour la première fois; s'arrête un instant; Cindy Stillman (Becky Turner) se dit que son comportement est très étrange, cela conforte ses soupçons... Cindy Stillman s'attend à tout instant à ce que Théo rencontre quelqu'un d'autre, seule hypothèse qui l'excite. La forêt est très silencieuse; ne s'entendent au... [Lire la suite]
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20 avril 2008

Maison abandonnée

La lune troue à nouveau les nuages, malgré les difficultés de sa marche, Cindy Stillmann a réussi à suivre — bien que difficilement — l’adolescent, ils ont marché longtemps, près de deux heures, il est près d’une heure du matin, Théo sait où il va, il suit un sentier qui après avoir gravi une colline pierreuse est descendu dans une vallée au sol sablonneux où les pieds s’enfoncent doucement, autour d’eux la forêt longtemps faite d’essences variées est maintenant presque exclusivement constituée de jeunes pins élancés dont les troncs... [Lire la suite]
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27 mai 2008

Où apparaît Arthur Cottard

Arthur Cottard, frère aîné de Théo, traverse pour ses dix huit une crise à la fois métaphysique et mystique car il est persuadé que toute âme digne d’elle-même souhaite vivre sa vie à l’extrême, que se contenter de ce que la vie vous donne — et dans son cas il doit s’avouer qu’il n’a pas été desservi par le sort — c’est se conduire en esclave. Que demander davantage c’est se conduire en enfant. Conquérir un peu plus, c’est être fou car toute conquête finit par s’engluer dans la vanité des choses de ce monde. Il sait, sent, qu’il est... [Lire la suite]
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