28 octobre 2006

Chez le docteur Cottard

La visite chez Jean-Pierre Balpe n’avait pas duré longtemps, il les avait fait entrer dans le hall luxueux mais peu éclairé de sa maison décoré de toiles sombres et inquiétantes qui la mettaient mal à l’aise, mais il ne les avait pas invités à aller plus loin; il avait débité son chapelet de plaintes: les enfants du docteur Docteur Cottard, —un psychiatre qui ferait bien de s’occuper de sa progéniture— étaient bruyants, sans gêne, ils écoutaient de la musique à deux heures du matin toutes fenêtres ouvertes, réparaient leurs quads et... [Lire la suite]
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29 octobre 2006

Balpe et Cottard

Salon luxueux: Santeuil semble aussi à l’aise qu’un canard dans un poulailler. Albertine a refusé l’offre de Léna. Question de principe. Ils n’osent pas s’asseoir sur le cuir de fauteuils qui leur semblent autant d’objets d’art. Attente: Santeuil regarde le parc par la baie vitrée, Albertine fait du regard le tour de la pièce, s’étonne de grands tableaux très colorés, à la limite de l’abstraction… Elle n’en voudrait pas chez elle, les silhouettes de personnages noyées dans la couleur ne ressemblent à rien de précis: seules... [Lire la suite]
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08 novembre 2006

Marie-Gineste Cottard

La visite chez les Cottard est un échec. Évelyne et Santeuil n’ont rien appris de plus sur l’adolescent qu’ils recherchent. Le Docteur Cottard n’était pas là. Du moins c’est ce que leur a affirmé la dénommée Léna Matouche, il serait à Nicosie, participerait à un colloque international sur «les séquelles traumatiques post 1984». Il ne reviendrait pas avant une bonne dizaine de jours. Mais… s’ils avaient une question particulière, elle pouvait les renseigner, elle s’occupait de beaucoup de choses dans la maison et… —Non, non, avait dit... [Lire la suite]
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21 février 2007

Théo parle

Théo a dormi dix-huit heures.Le docteur Cottard a interdit à sa femme de prévenir la police : il veut savoir le premier ce que Théo peut avoir à lui dire. Il a annulé tous ses rendez-vous de la journée, demandé qu’on le prévienne dès que son fils s’éveillerait. A onze heures, Léna Matoute frappe à la porte de son bureau: «Théo s’est levé… Il vient de prendre une douche, déjeune avec sa mère…». Jérôme Cottard se lève, va à la cuisine mais il ne veut pas avoir l’air de se précipiter. Il entre calmement, dit: « Tiens, vous êtes là !… Je... [Lire la suite]
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03 juin 2008

Léna Matoute

Les personnages de fiction mènent des vies étranges, alors que quelques uns d’entre eux sont dans la pleine lumière des phrases, d’autres ne sont que des mots (parfois même sans nom) dont les apparitions ont la brièveté de l’éclair: ils sont là dans l’univers compact des évocations, n’y sont plus comme s’ils n’avaient jamais eu la moindre consistance. Cependant, la fiction n’a d’intérêt que si elle se trahit, ne respecte pas elle-même ce qui sembleraient être les règles qu’elle se serait données: certaines de ces apparitions... [Lire la suite]
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14 décembre 2008

Arthur Cottard et Léna Matoute profitent du départ des parents d’Arthur pour l’hôpital

Léna Matoute tire sa réalité du pénis de son amant; "Nunca he venido tan fuerte..." Léna a les seins qui tombent, l'amour est comme une danse, un homme au corps lourd. "Nunca he venido tan fuerte..." Léna Matoute fait l'amour - son sexe est plein de celui de l'homme. Mademoiselle Matoute soupire, maintenant elle peut vaincre: sa chatte est rouge sous la langue de son amant... Elle s'abandonne dans un râle. Poitrine et seins ruisselants... Arthur Cottard soupèse ses seins, Léna le chevauche longuement; son corps est... [Lire la suite]
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14 juillet 2010

Dilemne

Tant les événements s’entrecroisent, s’entrechoquent, s’interpénètrent, s’entremêlent, tout récit court toujours le risque de n’offrir que des réductions de la vie, de simplifier, styliser, schématiser la complexité créatrice du monde au point de la rendre indigeste. Les êtres vont, les êtres viennent. Ils sont tantôt ici, tantôt là, rencontrent un jour un tel, le lendemain un autre qui, à leur tour vont croiser X ou Y plus ou moins longuement. Chacune de ces rencontres influe, parfois de façon évidente, parfois de façon... [Lire la suite]