26 novembre 2006
Évelyne rêve de baiser Théo
Son corps palpite... Elle lui mord les lèvres jusqu’au sang, ferme les yeux pour mieux le sentir, le pétrit en haut des cuisses. Théo mord son ventre, la pine glisse entre ses jambes; Évelyne aspire l’adolescent en elle. Elle sent l’adolescent qui la remplit profondément - éprouve la montée de son désir à celle de l'humidité entre ses cuisses: poitrine et seins ruisselants - Évelyne s'abandonne complètement à la bouche de son amant. Elle respire profondément l'odeur chaude, végétale, du sexe du jeune garçon. Le désir la laisse avec un tremblement dans tout le corps, Elle n'est plus qu'un sexe; elle a envie de fondre dans sa bouche sensuelle, rêve de la chaude odeur de ses poils pubiens, sa main droite glisse vers le bas-ventre! Évelyne aime le poids du corps sur le sien, elle a envie que d'autres hommes glissent leur pénis entre ses cuisses: sa chair lactescente tremble. Son sexe est plein de celui de l’adolescent - Évelyne frissonne de peur et de joie. Théo lui donne ce bonheur du corps qu'elle préfère à tous - tout son corps se cambre en arrière... Son corps est un instrument: elle aspire consciencieusement le poids étrange de ses couilles entre ses jambes! Son corps est fébrile et nerveux - elle rêve de sexe d'homme! Théo ne veut rien d'autre que du sexe. Pendant un instant Théo demeure immobile en elle turgide et palpitant: Évelyne perd la tête, dévore son membre, cette barre de chair qui la fait jouir; se plonge dans l’odeur chaude de sa chevelure, lui mord les lèvres jusqu’au sang. Elle est sexe et bouche - Théo lui lèche le ventre. L'amour la lèche de son feu consumant... Un garçon avec un ventre souple et doux... Rien n'existe qui ne peut être dit avec les doigts, les lèvres, le sexe, les jambes et l'odeur des corps, Évelyne le chevauche longuement presque brutalement. Évelyne est sauvagement active, Théo mordille ses cuisses : Évelyne le lape, le dévore, le lèche, le reprend, s'agite dans son sommeil - Évelyne ne veut rien que du sexe. Évelyne prend son pied, tend son cul avec un air passionné... Évelyne s’éveille brutalement. Franck ronfle tranquillement à ses côtés, un ronflement ample, profond, rassurant… Il est vrai qu’entre eux ce n’est plus la folle passion des débuts, qu’il y a bien une dizaine de jours qu’ils n’ont pas fait l’amour, que Franck n’a pas une imagination érotique très développée —faut dire qu’il n’a d’ailleurs aucune imagination en rien… qu’il n’est en rien imaginatif. Il soude des tuyaux, visse des robinets, fixe des baignoires… ça pourrait lui donner des idées, mais non… mais quand même, l’obsession pour ce gamin devient insupportable, il faut absolument qu’elle résolve son problème. Demain, elle va aller chez Balpe.
28 novembre 2006
Après une nuit de baise
La rencontre Balpe-Évelyne s’est terminée comme prévu: il s’est montré charmant, prévenant même, Évelyne n’avait pas l’habitude d’être traitée de cette façon, et comme une chambre était disponible, qu’elle avait un peu bu, elle a oublié qu’elle était une représentante de la loi et n’a pas trop résisté. Pour tout dire, elle a même trouvé agréable de faire l’amour avec lui car, contrairement à son mari-plombier, il n’avait pas, dans le jeu sexuel, de comportement égoïste. Balpe, qui faisait preuve de beaucoup plus d’imagination qu’elle n’aurait pu le soupçonner, prenait autant de plaisir à donner du plaisir qu’à en recevoir. Ce n’était pas un bel homme, il était plus âgé qu’elle, mais elle ne se considérait pas non plus comme un modèle d’esthétique et, après tout, dans l’action, ce qui comptait c’était l’action elle-même et la jouissance qu’elle procurait. Le reste étant anecdotique il ne lui avait pas été difficile d’oublier l’esthétique. Et puis, que voulez-vous, une aventure est une aventure, Évelyne n’avait pas si souvent l’occasion d’en rencontrer de telles… Bref tous deux étaient enchantés de leur moitié de nuit car, pour que Franck ne soupçonne rien, il avait bien fallu, malgré l’insistance pressante de son tout nouveau amant, qu’elle rentre avant l’aube. Elle avait promis de le rappeler dans la journée.
De son portable, lors de la pause de midi, Évelyne rappelle Balpe. Les banalités galantes qu’il lui débite ne lui sont pas désagréables. L’habitude remplit tellement nos vies qu’il ne nous reste plus au bout d’un temps qui fuit trop vite aucun instant de libre pour autre chose, elle découvrait le plaisir profond de l’aventure amoureuse dû autant au fait qu’enfin quelqu’un semblait la considérer comme autre chose qu’une mère destinée à bien élever ses enfants, qu’un agent de la fonction publique théoriquement au service de la nation ou, pire encore, qu’une petite boulotte qui n’avait jamais pris soin de son corps. Balpe lui faisait découvrir le plaisir gratuit, le plaisir auquel on peut se livrer sans penser au lendemain, la joie de l’échange de sous-entendus promettant des moments de plaisirs d’une autre sorte, la jouissance à se dire que l’on pouvait trouver un plaisir intense dans le seul usage de son corps, et ceci sans aucune ambiguïté sentimentale: ils avaient bien baisé et, l’un comme l’autre, ne demandaient qu’à recommencer. —Mes doigts se promènent lentement sur ton ventre, s’attardent autour du nombril où je viens poser ma bouche, j’ai l’index baladeur, ta peau frémit… Leur conversation dura ainsi quelques temps puis Jean-Pierre lui fit un cadeau: —J’ai vu Théo ce matin, j’ai même parlé un moment avec lui, ça t’intéresse toujours? —Oui, oui, bien sûr! —Alors voilà: demain à dix heures il va aller à Achères-la-forêt. Il y a là un haras, le haras des mares où son père a mis en pension trois chevaux. Comme toutes les semaines, il va aller faire de l’équitation. D’habitude sa mère le dépose puis vient le rechercher vers midi. Ça te laisse du temps… —Génial, dit Évelyne, tu es génial, je te revaudrai ça… d’une autre façon. Le rire de Balpe s’acheva sur l’arrêt de la communication.
08 mars 2007
VTT en forêt
Rango Mollet a décidé une fois pour toutes que le vélo est le meilleur outil du philosophe. Il pédale. Il pédale avec d’autant plus d’ardeur qu’il vient tout juste de quitter la cachette rocheuse de sa prostituée favorite au carrefour de la table du Grand Maître. Cette fois-ci, il ne fait pas du vélo de route mais du VTT, solution qu’il choisit soit quand la chaleur trop forte lui fait rechercher les ombres de la forêt, soit lorsqu’un vent trop violent rend les routes plus difficiles. Il pédale sur le chemin tortueux et très accidenté appelé «route de la chevillure». Il a choisi ce lieu pour ses difficultés, pour le plaisir de se promener entre les amas rocheux, de faire vraiment du vélo-cross: descentes très rapides, montées difficiles, sol sableux où les roues s’enfoncent de plusieurs centimètres exigeant de violents efforts pour ne pas chuter. Il connaît parfaitement ces lieux avec ses mares, ses grottes, ses arbres remarquables, plusieurs années qu’il pédale dans ce décor. Ce qui lui plaît c’est la sueur, se sentir en sueur, aller jusqu’au bout de ses possibilités musculaires, sentir que ses jambes tremblent, se tétanisent presque sous l’effort mais réussir cependant à passer, grimper des pentes courtes mais difficiles à cause des pierres ou des fragments de rochers qui les encombrent et dévient ses roues, se lancer dans des descentes brutales où ses bras, malgré les amortisseurs de sa fourche avant, tremblent d’effort et où il reste au bord de l’équilibre. Qu’il soit tombé plusieurs fois ne le décourage pas. Au contraire, cela fait partie du jeu, de cet espèce de défi qu’il lance de façon permanente à soi-même : se prouver que l’esprit peut dominer le corps, que la pensée peut faire fuir la peur, que le mort elle-même n’est rien d’autre qu’une prise de risque volontairement assumée et — il ne peut s’empêcher de le penser — maîtrisée. Rango, d’une certaine façon, a le culte de son corps.
Ce qu’il aime aussi en ces lieux, c’est la solitude : il n’y rencontre presque jamais personne. Une fois ou deux un cueilleur de champignons ; parfois — rarement — une troupe de randonneurs du troisième âge. Et lorsque cela arrive, connaissant parfaitement le réseau de routes et sentiers, les cachettes possibles (taillis, rochers, abris sous roche, grottes…), il s’arrange généralement pour les éviter. Il veut être seul en face à face avec les forces naturelles. S’il le pouvait, son désir le plus profond — dont il est parfaitement conscient — c’est de se mettre nu dans la forêt. Si le vélo ne le permet pas (il a besoin d’un maillot de cycliste au fond doublé de peau de chamois pour supprimer les frottements de la selle, de chaussures pour ses cale-pieds, d’un casque, de genouillères et de protection aux coudes pour amortir la gravité des chutes toujours possible), il lui est cependant arrivé quelquefois de profiter d’une percée du soleil entre les branches pour s’allonger sur un rocher et, se dévêtant complètement, sombrer dans le plaisir de ses fantasmes érotiques. Alors il lui semble être quelque chose comme une de ces divintés grecques qui hantant les bois — faune ou satyre — en sont les maîtres absolus et dictent leurs lois primitives aux humains égarés en ces lieux dont ils n’aperçoivent que la surface.
14 novembre 2007
Je suis un écrivain anxieux
Une clef USB… pas terrible comme titre. Si je voulais faire plus polar, «une mystérieuse clef USB» aurait été mieux ou «une clef mystérieuse» tout simplement ou même «la clef de la pornographie», plus accrocheur ou encore «des milliers de culs» qui aurait été plus parlant. Pour Libé, j’aurais dû écrire quelque chose comme «des sexes à la clef»… Bref, j’écris trop vite, trop mou… Paraît que pour être un vrai écrivain il faut suer sur le texte, peser longuement chaque ligne: écrire doit être une souffrance. Je ne souffre pas assez, je n’ai pas envie de souffrir et puis… je m’en fous pourvu que je prenne mon pied à ce que je fais, je ne suis pas payé pour pisser de la copie. Qui s’en soucie d’ailleurs? J’aurais quand même peut-être dû être plus explicite, c’est vrai que la différence de valeur entre la numérotation des fichiers et leur nombre contenu dans la clef n’est pas évidente à premier abord, il faut connaître un minimum d’informatique et être perspicace mais l’intérêt de toute lecture ne réside-t-elle pas justement dans la mise à l’épreuve de la perspicacité du lecteur? Lire c’est interpréter, analyser, imaginer, pas se laisser porter pour la petite musique des mots. Il est vrai qu’aujourd’hui, ce qui se vend le plus est justement du texte prédigéré où le lecteur doit réfléchir le moins possible, du temps de cerveau disponible, du temps de cerveau fatigué entre deux moments de somnolence dans un train de banlieue ou dans la douce mollesse d’un transat de plage… J’essaie d’écrire comme ça, de vendre, avoir des lecteurs, des milliers de lecteurs, des millions, je n’y arrive pas, je n’y suis jamais arrivé, trop compliqué peut-être, ou trop mollasson, manque d’audace. Mes descriptions d’images porno par exemple restent à la limite du politiquement correct, faudrait avoir l’audace d’aller plus loin, que le texte jute, soit poisseux de sperme, sente le sperme, le foutre, le jus de sexe, que le lecteur en ait plein la bouche, qu’il bande, éjacule dans son pantalon ou son pyjama… Photo 1319: «gros plan sur une bite raide, peau tiré, frein du gland tendu, rose sur rose, rose humide sur rose tendre, rose-brun de la peau rasée des bourses, rose-orangé du bas ventre, le jeune homme brun, cheveux très bruns, tient délicatement la verge rosée entre trois doigts d’une de ses mains, il a les yeux fermés, ses paupières sont des roses trémières, la main de son partenaire repose sur sa tête pour l’attirer au plus près de la verge dont il s’est emparé. Rose tendre du visage, nez, bouche sont sur la verge, sa langue — presque rouge — lèche le fruit humide du gland qui s’offre, les narines s’entrouvrent sur l’odeur mâle de ce fruit dur et tendre à la fois, les lèvres vermillon mouillées s’entrouvrent prêtes pour apprécier la saveur particulière du membre qui fait toute la diagonale de l’image, sa composition, sa beauté, poignard de chair veinée de bleu, rose violacé des bourses à gros grains de peau, jeu des ouvertures et des muscles…» en mettre des pages pour essayer de traduire l’impression à la fois de diversité et de monotonie de ces photos. Ou alors, pourquoi les évoquer? Ne suffit-il pas de dire que la clef contient 5297 photos homo-érotico-pornographiques? De quoi a besoin un lecteur? Qu’est-ce qu’écrire si ce n’est pas gagner sa soupe? Je ne sais pas… je n’ai jamais su vraiment. Comme toujours j’écris mais j’écris en aveugle, à tâtons… j’envie ceux qui peuvent parler des heures de leur écriture, qui semblent savoir où ils vont. pour moi c’est un labyrinthe dans le brouillard où je marche sans vraiment savoir où je vais, sans savoir si j’avance ou si je recule, si je progresse ou si je tourne en rond. L’écriture m’évite de penser que le temps passe et, si elle me fait perdre ma vie, elle me permet d’en ignorer le pathétique.
29 juillet 2008
Rango pédale encore…
Toute contrariété installe Rango sur son vélo or sa nuit d’insomnie, suite à sa dispute avec Albertine, ne lui a pas laissé d’autre solution que de se lancer dans une course sur les routes du Gâtinais. Il est parti à l’aube, pédale comme un fou depuis déjà trois heures ; le contenu de son bidon est épuisé. Il va lui falloir prendre une décision : s’arrêter quelque part pour se reposer ou rentrer par le chemin le plus court. Il n’a pas envie de rentrer… Il est, à la fois, furieux contre lui-même et contre sa femme. Il ne supporte pas l’idée qu’elle puisse l’avoir espionnée, il se déteste de parcourir de temps en temps les sites X et de s’être constitué une collection de clichés pornographiques. Il est adulte, libre (théoriquement), ne fait de mal à personne, mène une vie sexuellement ordinaire, n’a jamais agressé qui que ce soit, encore moins des mineurs mais ne peut s’empêcher de regarder ces images qui le fascinent, un domaine de fantasmes purs bien qu’impurs aux yeux de la collectivité, il est furieux de ne pas savoir assumer publiquement ce choix, affirmer que l’érotisme l’intéresse, furieux de se sentir coupable alors qu’aucun de ses actes, aux yeux de la loi, ne l’est. Pourquoi ne pas dire la vérité à Albertine ? Ce serait lui avouer que leurs pratiques sexuelles, si sages et si conventionnelles qu’elles tournent à la routine, ne le stimulent plus assez. Ils font l’amour, généralement le samedi ou le dimanche soir (ou alors en vacances), ils le font avec attention, mais sans invention ni créativité. Rango ne nie pas qu’il éprouve toujours un certain plaisir avec Albertine — il aime croire que ce plaisir est réciproque bien que, devant l’absence d’initiative ou de fantaisie d’Albertine, il n’en soit pas si sûr — mais il rêve d’autre chose, de surprises, d’inattendue, d’audace… Albertine se sentirait remise en cause, considèrerait qu’il lui reproche de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Rango a bien, une fois ou deux, essayé d’introduire quelques fantaisies dans leurs rapports par des caresses inhabituelles ou en proposant de visionner un film pornographique, mais le peu d’intérêt — pour ne pas dire une certaine réprobation qu’il a cru percevoir, le soir notamment où il lui a montré son achat d’un godemichet — l’a découragé dans ses tentatives: Albertine Mollet est une femme respectable, mère de deux jeunes enfants bien élevés (du moins elle l’espère) et commissaire de police qui, bien que non croyante, a une conception fermée de la morale, il y a des choses qui se font, d’autres qui ne se font pas ; des paroles qui se disent, d’autres non… Elle tient à sa réputation de femme sérieuse et responsable. Heureusement Rango a la solution facile des prostituées de la forêt quand il fait du VTT. Trop facile… Trop facile car il aimerait ne pas avoir à payer, non qu’il soit avare ou trop pauvre mais parce qu’il aimerait croire que c’est le désir de son corps qui attire l’autre, non l’argent, car il aime les corps pour eux-mêmes, l’esthétique des corps, la fermeté des muscles, la pureté des lignes sans lesquelles il ne peut, lui semble-t-il, y avoir de plaisir partagé. Le philosophe en lui se dit qu’il est peut-être trop narcissique et que c’est lui qu’il aime aimer en l’autre, que c’est pour cela qu’il fait du vélo, pour se contempler dans les miroirs… Mais comment parler de cela à sa femme, comment lui faire comprendre que, dans les photos pornographiques, ce qu’il recherche, c’est une certaine esthétique? Il a besoin de pédaler encore et encore et encore, d’épuiser son corps: il rentrera quand il ne pourra faire autrement.
14 décembre 2008
Arthur Cottard et Léna Matoute profitent du départ des parents d’Arthur pour l’hôpital
Léna Matoute tire sa réalité du pénis de son amant; "Nunca he venido tan fuerte..." Léna a les seins qui tombent, l'amour est comme une danse, un homme au corps lourd. "Nunca he venido tan fuerte..." Léna Matoute fait l'amour - son sexe est plein de celui de l'homme. Mademoiselle Matoute soupire, maintenant elle peut vaincre: sa chatte est rouge sous la langue de son amant... Elle s'abandonne dans un râle. Poitrine et seins ruisselants... Arthur Cottard soupèse ses seins, Léna le chevauche longuement; son corps est fébrile et nerveux ! Arthur cherche à ménager ses forces pour durer. Léna a besoin de toute cette sensualité perçante qui peut être horrible - abandon et fureur ! Elle relève ses jambes, offre son sexe comme un bouquet rouge et luisant... Léna Matoute sent ses seins qui se gonflent. Un jeune homme aux muscles d'acier… Léna s'agite, sent la verge se dresser contre elle avec une force surprenante... Elle tient sa vie du pénis de son amant, Elle sent ses seins qui se gonflent... Ils transpirent beaucoup, halètent, s’agitent en tous sens. Arthur Cottard mord son ventre, Arthur Cottard l'empale... Léna sent le souffle d’Arthur contre ses cheveux. Léna Matoute ne pense qu’à ce sexe d'homme, d’homme jeune; elle touche son ventre, son sexe, et il est plein, Arthur Cottard l’étreint, ses jambes emprisonnent la tête de la jeune femme, s’attarde autant que possible... Léna provoque elle-même sa propre jouissance... Ses cuisses s'entrouvrent, se frottent sur sa peau; le désir la laisse avec un tremblement dans tout le corps comme un fil qui vibre, les caresses la rendent de plus en plus ivre ! Arthur Cottard lui donne ce bonheur du corps qu'elle préfère à tous, elle aspire l'homme en elle comme si son sexe ouvrait les portes successives d'une jouissance nouvelle. Elle perd la tête... est pleine de l'odeur forte de l'homme, ses cuisses s'entrouvrent comme si son sexe parcourait sans fin un labyrinthe de jouissances infinies. Léna dérive dans un monde de sensations... Elle aime la sensation que procure cette machine chaude qui bat son corps, celui-là ou un autre, mais c’est celui-là qui la force, s’enfonce en elle, la pénètre, s’empare d’elle, devient elle… Léna Matoute se rend compte qu'elle ne peut rien faire contre cette force, cette volonté physique: son corps est fébrile, nerveux, impatient; Arthur a des poils très noirs au-dessus de son membre; elle le prend dans sa bouche. Il la caresse, lui tient les cheveux, plaque sa tête contre son ventre. Léna respire profondément l'odeur chaude, végétale, du sexe de son amant. Arthur soupèse ses seins, les pétrit, elle est proche de l’inconscience, elle pousse des reins, frotte ses cuisses au torse de son amant, Arthur bande sans cesse, sa pine est dure comme de l'acier, ses muscles résistants de jeune homme sportif donnent à ses mouvements une force qui éveille le désir le plus écumant, sa langue fouille le sexe de la jeune femme, mêle sa salive à ses sécrétions… odeur de champignon, de gibier, odeur forte, goût fort, le goût du désir... Les corps changent sans cesse de position,se frottent, s’étreignent, se froissent, se mêlent… Léna donne ses lèvres, aime le poids du corps sur le sien - Arthur embrasse goulûment ses seins, les caresse de sa bite; Léna ne rêve jamais d'amour seulement de désir, Léna ne veut rien d'autre que du sexe et c'est tout ce que Arthur veut d’elle : elle pétrit la douce chaleur odorante d'un corps, d’un corps d’homme... Léna Matoute retrouve la mémoire de tous ceux qui l'ont possédée, qui se sont enfoncés en elle, elle est toute tendue vers la jouissance, sa vie n’est rien d’autre. Ils sont tout entiers dans l’instant.