03 décembre 2006

Résister à la tentation

Impossible… IMPOSSIBLE… Évelyne se reprend: son surmoi réagit. Une demi-heure de plaisir la laisserait dans une honte totale et un mépris d’elle-même. Faire l’amour avec Théo, pourquoi pas, après tout ce n’est plus un enfant mais… pas comme ça. Ce serait presque un viol. Et autrement, autant ne pas y songer, Théo ne peut qu’être entouré de gamines séduisantes… riches aussi… Elle retire sa main.— J’attends… — Quoi? Théo ne sourit plus, fixe l’entrelacement des fourrés… — Pourquoi écrus-tu ces lettres? —Je ne les écris pas… — Alors qui?... [Lire la suite]
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04 décembre 2006

Marc Hodges imagine Albertine Mollet

La lumière coule dans les verres — terrasse de bistro —soleil — tout le monde (hommes, femmes, jeunes plus ou moins) s’en fout — grattent, grattent des carrés de carton où ils espèrent découvrir leur futur —Marc Hodges est ailleurs —ne voit pas vraiment non plus la lumière —c’est pas son affaire —est dans sa tête avec l’inconnu qui a découvert le corps: crainte-attirance dans son regard puis Albertine qui se ramène — Oui, une autre Stella… Merci… découvre quelque chose perdu dans le sable (sur le sable) —demi-obscurité de la grotte... [Lire la suite]
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06 décembre 2006

Un couple complice

Avoir résisté aux tentations fait éprouver à Évelyne une tendresse certaine pour le petit Théo qui est là, devant elle, au café du viaduc, et sa gueule d’ange brun… Au comptoir, des habitués sûrement, des mecs quelconques parlent pêche, brochets, carpes, truites, foot et Théo dit qu’il recevait des indications par mail —jamais de la même adresse — ou par l’intermédiaire du site de Nathalie Riches —mais codées —par exemple une photo de squatt légendée «gare aux tags» devait être lue comme «voir au squatt de la gare» —fallait décrypter... [Lire la suite]
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07 décembre 2006

Menace sur la SNCF

La littérature de fiction repose sur un paradoxe: dans un récit, pour que ses lecteurs puissent le suivre, l’auteur est contraint de rapporter des choses sans intérêt — et sur ce point, le récit policier est le pire qui feint de reposer sur une logique du réel permettant (en théorie) à ses lecteurs de reconstituer une chaîne d’événements — or la littérature —comme le prouve sa forme la plus aboutie, la poésie— n’existe que dans le tremblement des mots, ces moments de signification supérieurs où ce qui est dit l’est au-delà du réel... [Lire la suite]
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08 décembre 2006

Hasard et jouissance

Rango Mollet est d’excellente humeur: juste avant de monter sur son vélo, il a reçu un coup de téléphone d’une certaine Madame Cottard répondant à une des petites annonces qu’il fait régulièrement passer dans les gratuits régionaux: elle voudrait qu’il donne quelques heures de philosophie à un de ses fils, Théo lui a-t-elle précisé. Comme la plupart des mères, elle l’a présenté comme un petit génie, surdoué, en avance sur tout. Elle juge qu’à presque quinze ans il est temps qu’il s’attaque à la philosophie. Pourquoi pas?… De toutes... [Lire la suite]
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09 décembre 2006

Une autre lettre anonyme

Albertine n’est ni d’une humeur éblouissante ni d’un dynamisme transcendant, Kevin l’a tenue éveillée toute la nuit —la rougeole semble-t-il, Rango va voir avec le docteur— elle serait bien restée chez elle à essayer de se reposer… mais, étant donné que c’est elle qui assure les revenus du ménage!… Ce ne sont en effet pas les quelques leçons particulières minables de son mari philosophe qui peuvent mettre de la moelle dans le pot-au-feu… Faudra pas trop l’embêter aujourd’hui…Alors qu’elle va s’asseoir dans sa voiture, elle voit... [Lire la suite]
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10 décembre 2006

Ne pas prendre de risques

Après la lettre anonyme, à 14 heures 49 précises, un coup de téléphone, anonyme lui aussi parvient au commissariat, quelqu’un qui transforme sa voix avec un filtre quelconque, certainement un homme mais Santeuil qui est de service à l’accueil n’a pas le temps d’enregistrer le message, trop bref, il en a retenu ceci: «Entre Bois-le-Roi et Fontainebleau, j’ai saboté la voie de chemin de fer à hauteur du chemin de l’Enquêteur, le prochain train de voyageur est dans un peu plus d’une heure… vous avez intérêt à agir vite…» Le message est... [Lire la suite]
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11 décembre 2006

Un cadavre

La description… la description… voilà la pierre de touche… les détails comme dit Jack Kerouac qui s’y connaissait… pas la photographie qui trop souvent enjolive ou détruit l’objet par son contexte… ou alors le très gros plan, les détails:«Malgré l’odeur lourde, épaisse, Albertine Schwilk se penche sur le cadavre de la vieille dame. Pour l’instant c’est encore une vieille dame, mais une vieille dame sans expression: la peau du visage s’est déjà tendue sur les os creusant les joues sous l’ossature des pommettes, la bouche édentée est... [Lire la suite]
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12 décembre 2006

Le cadavre se joue du loto

L’odeur, un bloc compact d’odeur putride, une masse résistante, solide bien qu’invisible, serrée dans l’espace semi-fermé de la grotte d’Arnette entoure le corps de la vieille dame, cocon infect de quelque insecte répugnant affirmant le statut du cadavre dans l’abandon définitif des soucis humains, où le corps recouvre son statut originel de matière indifférente… moisissures, champignons, charognes, fermentations, putréfactions, décompositions, pourritures diverses se retrouvent là dans l’éternel mouvement des matières changeant sans... [Lire la suite]
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13 décembre 2006

Aléas

Les choses vont, les choses viennent, policiers, gendarmes, pompiers, employés de la SNCF n’ont rien trouvé sur la route des enquêteurs, sale temps pour la commissaire… Seul résultat tangible un cafouillage de plusieurs heures sur la ligne de chemin de fer Sud-Est. Déjà qu’avec les trains poubelles qui datent de la préhistoire ferroviaire ce n’est pas la gloire… faudrait entendre les voyageurs mais bon, ça c’est une autre histoire qui, pour l’instant, ne nous concerne pas…En attendant Albertine est encore plus perplexe: pour faire... [Lire la suite]
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