31 octobre 2006

Un cercle vicieux

Quand elle arriva au commissariat ce matin-là, Évelyne Puget n’avait plus qu’un jour pour trouver son bel adolescent… or il pleuvait à verse: ce n’était pas un bon présage d’autant qu’Albertine Mollet, la commissaire, qui venait elle aussi d’arriver, l’accueillit d’un —Où en êtes vous dans votre farfouillage? Peu réjouissant. Évelyne n’avait pu qu’esquiver: —Ça avance, je suis sur une piste. —Dépêchez-vous de régler ça, il y a quand même des choses plus importantes… Bloch va venir avec vous… Bloch, c’était pas un cadeau: un jeune con... [Lire la suite]
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01 novembre 2006

Un roman se dessine

Tête pleine de phrases, de mots —hexagrammes, mésanges, meurtre, assassinat…— mais rien qui vaille. Rien qui s’impose. Marc Hodges marche dans le parc sauvage du château de Fontainebleau. Grandes enjambées. Il ne voit rien, n’entend rien. Il est tout entier dans sa tête. La marche pour activer la pompe cardiaque. La marche aveugle comme drogue. Il veut écrire. Sait qu’il va écrire. Son roman est là, il le tient. «l’œil de la caméra survole la forêt, treillis de branches, branchages, vert, verts. L’œil de la caméra est un œil de... [Lire la suite]
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02 novembre 2006

Un sandwich arrosé de flotte

Rien dans la matinée, bredouilles: Évelyne Puget et Maurice Bloch n’ont pas le moindre début de piste. Évelyne ne sait plus si elle doit s’en inquiéter ou s’en réjouir, elle s’est emprisonnée dans un tel nœud de mensonges qu’elle ne sait plus que faire. Au fond, vaudrait mieux qu’elle avoue avoir échoué dans son enquête que devoir avouer tout ce qu’elle a dissimulé jusque là. Elle aurait l’air conne, se ferait engueuler, mais ça ne serait pas très grave… Déjà ce con de Bloch se réjouit: «travail stupide… nous faisons un travail... [Lire la suite]
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03 novembre 2006

Une journée de merde

Pour la commissaire Albertine Mollet, ce n’était pas un bon début de journée: le temps était exécrable, elle avait les pieds mouillés et s’était disputée avec son pseudo-philosophe de mari. Comme d’habitude pour une cause dérisoire: il lui avait reproché de ne pas avoir mis un rouleau de papier dans les toilettes alors qu’elle venait de finir d’utiliser celui qui était en place. La cause n’était pas la cause. Comme c’est bien souvent le cas dans les relations humaines. La cause était un prétexte. Chacun d’entre eux ne pouvait accepter... [Lire la suite]
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04 novembre 2006

Une vie de chien

Évelyne…Confusion totale: ne sait plus que dire, penser, faire. Elle n’a pas avancé. Elle doit le reconnaître. Son idée de faux cambriolage et de faux cambrioleur la mène dans le mur. Quoi qu’elle fasse elle est dans une impasse. Elle est débarrassée de Bloch, c’est toujours ça, mais la satisfaction est maigre. Elle s’est fait assassiner par la commissaire: — Rien… vous n’avez rien trouvé? Deux jours perdus pour rien? C’est bien la dernière fois que je vous fais confiance… Bloch ricane dans son dos: —c’est pas comme ça qu’il fallait... [Lire la suite]
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05 novembre 2006

Maro Stavros

«…Maro Stavros ne savait pas que faire: il n’avait pas l’habitude d’être confronté à un cadavre et ne s’attendait pas du tout à en trouver un précisément à l’endroit qu’il avait choisi pour faire son étape pique-nique. Pensées confuses. Doutes. Il n’avait même pas de téléphone portable. Avertir les autorités: c’est sans aucun doute ce qu’il devrait faire… Mais comment. Il avait planifié sa marche de façon à prendre à Bois-le-Roi le train de 18 heures 02. En marchant normalement, il n’y avait pas de problème mais toute autre solution... [Lire la suite]
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06 novembre 2006

Balpe porte plainte

La quatrième lettre avait annoncé ceci: «Je m’ennuie toujours… un peu moins cependant mais puisque vous continuez à m’ignorer, je vais dès cette nuit m’en prendre directement à vous».Évelyne sombra dans la perplexité: encore moins qu’avant, elle ne pouvait rien dire et, de toutes façons, personne ne l’aurait cru. Elle ne pouvait même pas en parler à son mari. La seule solution qui lui parut intelligente, fut de s’enfermer avec sa famille dans son appartement et, revolver de service à portée de main, prétextant un rapport urgent à... [Lire la suite]
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07 novembre 2006

Robert Purbus

«…Aimé Purbus ne sait pas que faire: il n’a pas l’habitude d’être confronté à un cadavre et ne s’attendait pas du tout à en trouver un précisément à l’endroit qu’il a choisi pour faire son étape pique-nique. Pensées confuses. Doutes. Il n’a même pas de téléphone portable. Avertir les autorités: c’est sans aucun doute ce qu’il devrait faire… Mais comment. Il a planifié sa marche de façon à prendre à Bois-le-Roi le train de 18 heures 02. En marchant normalement, il n’y a pas de problème mais toute autre solution risque de l’entraîner... [Lire la suite]
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08 novembre 2006

Marie-Gineste Cottard

La visite chez les Cottard est un échec. Évelyne et Santeuil n’ont rien appris de plus sur l’adolescent qu’ils recherchent. Le Docteur Cottard n’était pas là. Du moins c’est ce que leur a affirmé la dénommée Léna Matouche, il serait à Nicosie, participerait à un colloque international sur «les séquelles traumatiques post 1984». Il ne reviendrait pas avant une bonne dizaine de jours. Mais… s’ils avaient une question particulière, elle pouvait les renseigner, elle s’occupait de beaucoup de choses dans la maison et… —Non, non, avait dit... [Lire la suite]
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11 novembre 2006

Un voisin bien serviable

Ils ont attendu une heure, la patience, vertu policière, est aussi un signe d’intelligence (ou une paresse intellectuelle, c’est selon). Ils n’ont rien à se dire, laissent couler l’eau lente du temps: grésillement de la radio de bord, passage de voitures dans la rue, bruit d’un ou deux avions de ligne en altitude… rien ne se passe. Ils aimeraient bien se prendre pour des fauves à l’affût mais c’est peut-être un peu exagéré… —On se tire, demande Santeuil? —Ok, nous perdons notre temps, allons y… Santeuil tourne la clef de contact;... [Lire la suite]
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