03 novembre 2006

Une journée de merde

Pour la commissaire Albertine Mollet, ce n’était pas un bon début de journée: le temps était exécrable, elle avait les pieds mouillés et s’était disputée avec son pseudo-philosophe de mari. Comme d’habitude pour une cause dérisoire: il lui avait reproché de ne pas avoir mis un rouleau de papier dans les toilettes alors qu’elle venait de finir d’utiliser celui qui était en place. La cause n’était pas la cause. Comme c’est bien souvent le cas dans les relations humaines. La cause était un prétexte. Chacun d’entre eux ne pouvait accepter... [Lire la suite]
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13 novembre 2006

Faire du chiffre

…du chiffre… du chiffre… il faut faire du chiffre, la Préfecture, le Ministère, tous s’y mettent. Même en coinçant les mamans qui ne mettent pas leur ceinture à la sortie de la maternelle, les amoureux qui téléphonent aux feux rouges, les excès de vitesse à l’entrée des villes… ça ne suffit pas. Bientôt faudra verbaliser les poussettes qui traversent hors des clous et les piétons distraits sur les passages cloutés parce qu’ils ont leur portable collé à l’oreille… on n’y peut rien si on n’a pas de véritables affaires, rien qui vaille à... [Lire la suite]
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21 novembre 2006

Bordel

Odeur de fin de journée, remugles de sueur, odeur de sexe du stand du poissonnier, odeurs d’essence, klaxons, klaxons, vacarme, bruit de la chasse d’eau, odeur de chiotte, tout se mélange, bruits et odeurs. Mélange d’odeurs —fortes— et de bruits —fort. Tohu-bohu, voix, voix, klaxons, boucan, barouf, cacophonie, vociférations, insultes: la petite Sandy ouvre la porte du commissariat, regarde dehors, —C’est le bordel, y a encore un camion qui bloque la rue. Marre de ce putain de commissariat!… Comment on peut supporter ça?Albertine, la... [Lire la suite]
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22 novembre 2006

Rêves d'aventures

Albertine commence sa journée en lenteur, comme si, dans la nuit, elle s’était débarrassée de sa conscience de femme, et devait se glisser dans un vêtement étranger à son corps. Son mari-philosophe-dilettante s’active à la cuisine où il prépare le petit déjeuner avant d’amener Kevin à l’école et Karcher chez sa noire nounou. Ce quart d’heure qui lui est accordé entre le sommeil et l’éveil est une bénédiction du jour: elle est dans son lit comme dans un bain à bulles, isolée du monde et de sa triviale réalité. Moment de rêve. Albertine... [Lire la suite]
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04 décembre 2006

Marc Hodges imagine Albertine Mollet

La lumière coule dans les verres — terrasse de bistro —soleil — tout le monde (hommes, femmes, jeunes plus ou moins) s’en fout — grattent, grattent des carrés de carton où ils espèrent découvrir leur futur —Marc Hodges est ailleurs —ne voit pas vraiment non plus la lumière —c’est pas son affaire —est dans sa tête avec l’inconnu qui a découvert le corps: crainte-attirance dans son regard puis Albertine qui se ramène — Oui, une autre Stella… Merci… découvre quelque chose perdu dans le sable (sur le sable) —demi-obscurité de la grotte... [Lire la suite]
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09 décembre 2006

Une autre lettre anonyme

Albertine n’est ni d’une humeur éblouissante ni d’un dynamisme transcendant, Kevin l’a tenue éveillée toute la nuit —la rougeole semble-t-il, Rango va voir avec le docteur— elle serait bien restée chez elle à essayer de se reposer… mais, étant donné que c’est elle qui assure les revenus du ménage!… Ce ne sont en effet pas les quelques leçons particulières minables de son mari philosophe qui peuvent mettre de la moelle dans le pot-au-feu… Faudra pas trop l’embêter aujourd’hui…Alors qu’elle va s’asseoir dans sa voiture, elle voit... [Lire la suite]
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10 décembre 2006

Ne pas prendre de risques

Après la lettre anonyme, à 14 heures 49 précises, un coup de téléphone, anonyme lui aussi parvient au commissariat, quelqu’un qui transforme sa voix avec un filtre quelconque, certainement un homme mais Santeuil qui est de service à l’accueil n’a pas le temps d’enregistrer le message, trop bref, il en a retenu ceci: «Entre Bois-le-Roi et Fontainebleau, j’ai saboté la voie de chemin de fer à hauteur du chemin de l’Enquêteur, le prochain train de voyageur est dans un peu plus d’une heure… vous avez intérêt à agir vite…» Le message est... [Lire la suite]
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13 décembre 2006

Aléas

Les choses vont, les choses viennent, policiers, gendarmes, pompiers, employés de la SNCF n’ont rien trouvé sur la route des enquêteurs, sale temps pour la commissaire… Seul résultat tangible un cafouillage de plusieurs heures sur la ligne de chemin de fer Sud-Est. Déjà qu’avec les trains poubelles qui datent de la préhistoire ferroviaire ce n’est pas la gloire… faudrait entendre les voyageurs mais bon, ça c’est une autre histoire qui, pour l’instant, ne nous concerne pas…En attendant Albertine est encore plus perplexe: pour faire... [Lire la suite]
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17 décembre 2006

Photo de Sylphide

Réunion de crise au commissariat: Albertine a réuni son staff… Cette fois ça craint… Projetée sur un écran la photo de Sylphide: une petite fille de trois ans environ — 39 mois a précisé la mère — petit visage très fin, très lisse, très ovale couleur terre de sienne brûlée où dans les deux grands trous blancs-bleu des yeux se creusent des prunelles très noires, cheveux tirés en tresses vers l’arrière d’un crâne en forme de ballon de rugby incliné, formant de fines lignes géométriques soulignant la courbure, toutes rattachées à un... [Lire la suite]
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18 décembre 2006

L'agent Winterhalter

Nouvellement nommé au commissariat de Fontainebleau, le jeune agent Winterhalter, était fier, quand ils sont descendus de voiture de s’avancer à côté de la commissaire Albertine Mollet! Tandis que dans une démarche nonchalante elle balançait légèrement ses bras, il jetait sur elle des regards d’admiration auxquels elle répondait coquettement par un long sourire. Quand ils rencontraient l’un ou l’autre de leurs collègues, homme ou femme, qui les saluait, il était à son tour regardé par eux comme un de ces êtres qu’il avait lui-même... [Lire la suite]
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