16 septembre 2006

La commissaire n'est pas supportable

La commissaire Albertine Mollet était une petite bonne femme sèche, visage en lame de couteau, nez très fin à l’arête longue séparant ses deux yeux à la façon d’un bec d’aigle et lui donnant un regard vif et profond. Elle portait la tête haute comme si elle était toujours à la parade. Cheveux mi-courts mal entretenus, raides, mal coupés qui trahissaient une grande indifférence à l’apparence physique. Son caractère était à l’avenant: vive, presque agitée, autoritaire, détestant perdre son temps en futilités inutiles, elle n’avait aucun... [Lire la suite]
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17 septembre 2006

Un premier cadavre

Albertine Mollet aussi a une famille: deux frères, un de vingt trois ans, l’autre de dix-huit, une sœur de vingt-cinq, un père et une mère. A tous points de vue, c’était une femme socialement intégrée, appartenant à la petite bourgeoisie de province pour qui la loi, l’ordre et la famille étaient des principes intangibles. Du coup, ce n’était pas une femme très drôle. A elle seule elle incarnait la loi, le sens de l’ordre et le devoir de justice. On ne plaisante pas avec ces choses-là.Le jour où l’adolescent avait déposé une enveloppe... [Lire la suite]
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18 septembre 2006

Aventures d'une lettre anonyme

Albertine termina très tard son enquête dans le squat de Moret-sur-Loing. Elle ne repassa donc pas au commissariat. Le lendemain la jeune planton qui avait reçu la lettre de l’adolescent était à la veille d’une période de vacances. Or, distraite parce qu’elle avait en ce moment des problèmes avec un fiancé qui semblait se lasser de sa compagnie, la tête toujours ailleurs, elle avait oublié de transmettre la consigne à celui qui devait être le planton du lendemain et de lui indiquer où était l’enveloppe à en-tête de l’hôtel Cyprus.... [Lire la suite]
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25 septembre 2006

Les accidents de la misère

Albertine Mollet est dans son bureau. Elle a demandé qu’on ne la dérange pas. Chacun, dans le commissariat, sait qu’elle a horreur qu’on la dérange. Il paraît qu’elle a du travail. Tous en doutent, mais c’est la chef, alors… En fait elle lit tranquillement sur Internet les aventures de Ganançay, c’est une grande amatrice d’histoires politico-policières et elle partage une partie de son temps entre Ganançay et Un roman de Marc Hodges dont, à l’occasion, elle commente les pages.Il est vrai que son travail n’est pas très passionnant:... [Lire la suite]
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29 septembre 2006

La commissaire est perplexe

Le cadavre qu’Albertine Mollet avait devant les yeux semblait être, même si le séjour dans la grotte an avait altéré l’aspect et dans la mesure où sa lampe de poche lui permettait de voir, celui d’une vieille dame —le légiste confirmerait ou infirmerait cela— mais ce qui l’intrigua le plus, c’est que, malgré la saleté inhérente au séjour dans l’humidité de la forêt, elle semblait vêtue avec un soin extrême, comme si elle avait mis ses plus beaux habits. Cette «femme» portait aussi un médaillon qui semblait en or et, l’auriculaire de... [Lire la suite]
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08 octobre 2006

Une évasion au cimetière

«Encore une merde», pensa la commissaire Albertine Mollet qui n’avait pas ses pensées dans sa poche lorsque l’inspecteur Loubet lui fit part de sa visite au cimetière de Recloses. Rien de bien important toutefois mais quand même, il allait falloir en tenir compte… L’agent Évelyne Puget et l’inspecteur Loubet avaient été appelés dans la matinée par la mairie de Recloses —petite ville coincée entre les bois et d’immenses champs de tournesols (ou de maïs suivant les saisons)—, une commune d’habitude bien tranquille malgré les deux ou... [Lire la suite]

22 octobre 2006

Plaintes de voisinage

Lundi matin. Ciel bleu-bleu, seuls quelques petites bouffées de nuages pour rendre ce bleu plus bleu, plus velouté: ciel de peinture renaissance sans colline toscane. Rien de pire se dit Albertine Mollet. Rien de pire que de devoir reprendre le boulot avec un temps pareil. Surtout que le week-end a été dégueulasse: pluie, pluie, pluie, repas dans la belle famille, otite de Karcher, Kevin insupportable, nuit à vomir, philosophe de mari au bord de la déprime… Si elle aimait un tant soit peu travailler, le travail serait une délivrance.... [Lire la suite]
26 octobre 2006

Chez Balpe

Après le corvée de l’Eden 77 —Albertine aurait plutôt pensé à une boîte de nuit qu’à une maison de retraite, mais bon… tout est possible de nos jours— la commissaire était remontée dans sa 307 Peugeot bleu-blanc-rouge, prudemment conduite sur la route ensoleillée de la forêt par le brigadier Jean-Baptiste Santeuil. Direction les maisons voisines de l’adjoint Balpe et du docteur Cottard. Une corvée. Une corvée de plus… Mais pour vivre il fallait bien faire un boulot et celui-là ou un autre! Albertine préfére être celle qui tient la... [Lire la suite]
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28 octobre 2006

Chez le docteur Cottard

La visite chez Jean-Pierre Balpe n’avait pas duré longtemps, il les avait fait entrer dans le hall luxueux mais peu éclairé de sa maison décoré de toiles sombres et inquiétantes qui la mettaient mal à l’aise, mais il ne les avait pas invités à aller plus loin; il avait débité son chapelet de plaintes: les enfants du docteur Docteur Cottard, —un psychiatre qui ferait bien de s’occuper de sa progéniture— étaient bruyants, sans gêne, ils écoutaient de la musique à deux heures du matin toutes fenêtres ouvertes, réparaient leurs quads et... [Lire la suite]
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29 octobre 2006

Balpe et Cottard

Salon luxueux: Santeuil semble aussi à l’aise qu’un canard dans un poulailler. Albertine a refusé l’offre de Léna. Question de principe. Ils n’osent pas s’asseoir sur le cuir de fauteuils qui leur semblent autant d’objets d’art. Attente: Santeuil regarde le parc par la baie vitrée, Albertine fait du regard le tour de la pièce, s’étonne de grands tableaux très colorés, à la limite de l’abstraction… Elle n’en voudrait pas chez elle, les silhouettes de personnages noyées dans la couleur ne ressemblent à rien de précis: seules... [Lire la suite]
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