Rien n’est simple. Tout se complique. Le récit va à vau l’eau. L’auteur, si auteur il y a semble ne plus rien maîtriser de cet univers dont il est devenu l’otage Aussi, faire le point pour lui semble désormais indispensable. Donc, pour la seconde fois, résumé et situation des personnages (ce qui est au fond la même chose) :

Pour l’essentiel la commissaire Albertine Mollet (née en 1976, 30 ans) est débordée par les petits événements qui se sont déroulés sur la commune de Fontainebleau dont elle a la charge. Il est vrai qu’elle ne fait pas preuve d’un dynamisme extraordinaire et qu’elle n’a jamais auparavant été confrontée à des problèmes sérieux.

Évelyne Puget (33 ans), agent de police assez naïve et peu efficace, travaillant sous les ordres d’Albertine Mollet, s’est, malgré ses deux filles Marion et Candie (âgées respectivement de 18 mois et de 4 ans et demie) embarquée dans une relation érotique avec le jeune Théo Cottard, fils du psychanalyste Jérôme Cottard et de l’industrielle Marie-Gineste Cottard, un adolescent d’une quinzaine d’années qui, après avoir transmis des lettres anonymes au commissariat, a été victime d’un accident et, aux dernières nouvelles, surveillé pas sa famille et sa maîtresse policière, émergeait tout juste de son coma. Son frère, Arthur Cottard, âgé de 18 ans, ne nous est pour l’instant connu que pour ses relations amoureuses avec l’assistante de son père, Léa Matoute, jeune femme élégante et nymphomane de 35 ans. Notons que le lecteur est seul à le savoir… Rien ne dit encore qu’il va jouer un rôle dans la suite d’un récit qui part dans tous les sens.

Becky Turner est une assez jeune détective privée dont le nom professionnel est Cindy Stillman, engagée par le père du jeune Théo pour comprendre pourquoi son fils est surveillé par la police. En suivant Théo elle a assisté au meurtre d’un garde forestier par un jeune homme à crête d’iroquois et tenue punk gothique qui s’appelle Geronimo Trevino ou Jake Cline, ce point n’est pas encore très clair, et traverse cette histoire où il semble, sans que l’on sache pourquoi, impliqué dans certains des incidents. Il est vrai que la vie n’étant pas rationnelle, il n’y a aucune raison pour qu’un roman le soit davantage. Perplexe, elle en parle à son mari, le peintre, Octavanio Valdes

Après l’assassinat du garde forestier, Geronimo-Jake s’enfuit dans la forêt, vole le vélo de Rango, mari philosophe et amateur de putes, d’Albertine Mollet qui réussit à le voir s’embarquer dans un train en direction de Montargis. Furieux que l’on ait osé toucher à son vélo, son objet fétiche, ce travailleur épisodique se propose d’enquêter pour son compte. Ce qui fera finalement beaucoup d’enquêteurs pour les cadavre d’un clochard, celui d’une vieille femme extraite de son cercueil et d’un garde forestier qui se trouvait par hasard sur le trajectoire d’une balle qui ne lui était pas destinée.