Les choses au jour le jour n'ont pas leur place dans un roman, les deux histoires, celle d’Albertine Mollet et celle d’Albertine Schwilk tendent à se distinguer maintenant, dans le monde Mollet, pas de cadavres chinois même s'il y en a d'autres. Albertine Mollet se reproche de ne pas avoir su prévoir les événements, pour le moment elle ne dispose pas d’assez d'informations pour connaître la solution de tous ces incidents et retrouver le jeune Théo, les conséquences de cette affaire se propagent comme une mauvaise herbe l'asphyxiant totalement. Dans cette histoire le temps joue contre elle. Albertine est logique mais parfois l'intelligence fait trop vite des rapports entre les choses - tout ce qu’elle peut faire, c'est essayer de poser des questions... Elle ne comprend pas le sens que cela a, a le pressentiment d'être sur une corde raide, en train de jongler avec trop de possibles, trop d’inconnus. Pourtant, la commissaire Albertine Mollet estime qu'elle finira par trouver des traces (quand les événements se déroulent trop vite, peu importe si vous êtes très prudent). Elle n'a jamais rencontré quiconque ayant la plus vague idée des authentiques raisons le poussant à faire quelque chose, Albertine sait donc qu'elle doit s'attendre à ne pas voir les choses se produire comme elle les imagine... Elle se sent plongée en plein polar mais l'essentiel est de ne pas être prise par surprise.

Albertine se masse doucement la tempe gauche du bout des doigts comme si elle sentait les premiers signes d'une migraine: son crâne est en plein désordre, sous des prétextes quelconques elle passe son temps à rôder d'un bureau à l'autre... Parfois, c'est une chance de ne pas penser… Les relations entre tous les événements récents lui paraissent dénués de signification, elle a de plus en plus le sentiment de faire de la une corde raide; l’inquiétude finit par dominer toutes ses actions, toutes ses pensées, pourtant elle n’ignore pas que l'essentiel est de ne pas être prise par surprise.

Albertine est en plein désordre... Le temps joue contre elle dans cette histoire, cela ne peut durer toujours… Elle ne comprend rien à cette histoire d’hexagramme, se demande ce que le Yi Jing vient faire ici mais il n'est pas dans son caractère de se plaindre de ce genre de choses mais il arrive que les choses diffèrent de ce qu'on croit.... Albertine a quand même l’angoisse qu'il puisse se produire quelque chose d'extraordinaire, Elle n'est pas née de la dernière pluie, elle est préoccupée par toutes les lettres anonymes qui l'envahissent - a besoin de réfléchir…

Les énigmes tendent à devenir l'incident central de son identité: elle sent que la terre est quelque part sous elle...